J’adore le boulevard Saint-Laurent. Je l’adore pour toute cette variété, tout ce contraste d’un commerce à un autre. Passer d’une petite boutique mignonne à un bar sale et trash, en quelques secondes. Voir toute cette cohabitation, tout ce bordel, et se rendre compte qu’on s’y sent tellement bien!
Hier, c’était le treizième anniversaire du Laïka qu’on célébrait à la SAT. J’ai vécu ma première nuit sous la coupole de la Satosphère, et on a dansé sur du disco, encerclés de visuels psychédéliques.
Bulle enneigée, rouge qui déborde, accouchement de huit bébés dans un bain, peinture aquarelle-par-ici-s’il-vous-plaît, manteau à frange et prostituées aux cuisses lourdes. La vie, belle et absurde, qui fait mine de rien en ce samedi soir sur Saint-Laurent. Passer du petit gin tonic kamboucha de la SAT à la poutine du pool room et ne pas se poser de questions. C’est tout.
Aujourd’hui, je suis sur mon balcon en écoutant du Leonard Cohen (question de rester dans la thématique Saint-Laurent le plus longtemps possible), et je me chauffe la couenne sous cet impossible soleil de mars en pensant avec un énorme sourire à la fausse face de frenchée d’Elizabeth…